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Souviens-toi l'été dernier !

Si je fais allusion aujourd’hui à ce film d’horreur pour adolescent interdit aux moins de 12 ans (Souviens-toi l’été dernier), ce n’est pas seulement à cause d’un homme en ciré jaune qui marche sous la pluie sur le rebord de la grande plage (photo prise le 4 novembre 2009 ci dessous). Ce n’est pas non plus à cause du scénario catastrophe qui a eu lieu ces derniers jours sur la côte basque (et je n’ose à peine imaginer l’état de certaines dunes dans les landes).

Souviens-toi l’été dernier ou plutôt devrais-je dire, souviens-toi l’été indien qui s’est attardé jusqu’à début novembre avec des températures atteignant les 25°C. Des palombes dans le ciel. Du vent offshore. Du ciel Bleu. Souviens-toi ! Car le changement a été radical…

Le coktail explosif

Sur le North Shore, Hawaii, lorsqu’une tempête exceptionnelle est prévue, les gardes côtes parlent de « condition black ». Des vagues gigantesques de plusieurs dizaines de mètres qui frappent un archipel qui d’un coup paraît minuscule au milieu du Pacifique.

Sur la Côte Basque, c’est la combinaison grosse houle (7 mètres) et forts coefficients de marée qui est explosive. Résultat, des vagues qui déferlent à seulement quelques mètres des promenoirs et des bâtiments (casino municipal, piscine, parking, hôtels, …).

Le scénario catastrophe

Biarritz, comme toutes les villes situées sur le littoral a pris des mesures de sécurité : interdiction de s’aventurer dans des endroits exposés (rocher de la vierge, tunnel entre la grande plage et le miramar) et a construit à la hâte des murailles de sable sur la grande plage. Mais lorsque l’océan est déchaîné, rien ni personne ne peuvent lutter.

Pourtant on peut imaginer encore de nouveaux scénarii catastrophes : un coefficient de marée un peu plus élevé et surtout une houle 2 fois plus importante. Imaginez une houle hivernale de 15 mètres combinée à une marée de coefficient 110 !

Le scénario n’est pas si improbable… D’autant qu’avec le réchauffement climatique, le nombre de tempêtes et leur force, devraient s’accentuer…

Un réveil sous forme de gueule de bois

Le réveil pour Biarritz a été difficile le 6 novembre. Des déchets, du sable partout, des dégâts matériels sur le promenoir. Si on veut parler argent, voilà un exemple concret de ce que les catastrophes naturelles (et donc le réchauffement climatique) peuvent coûter.

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