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Surf T'iras Pas : se ruiner au contact de l'océan

Résumé

Votre pouvoir d’achat ne vous permet pas de parcourir le monde à la recherche des vagues parfaites ? Vous ne pouvez pas vous payer le dernier lycra chauffant de chez Flip kurl ? Vous ne connaissez pas de chef d’état susceptible de vous emmener faire un tour de jet privé ? En attendant des jours meilleurs, voici quelques astuces pour en profiter… à moindre frais.

Surf T’iras Pas : se ruiner au contact de l’océan

Pouvoir d’achat en berne voire en baisse, chômage, récession, inégalités sociales, pauvreté et désormais révolution dans certains pays d’Afrique du Nord. La colère gronde. Et alors que les médias nous vendent de plus en plus de rêve, ce dernier est de plus en plus inaccessible. Un paradoxe ou forme de motivation ? Travailler plus pour gagner plus. La formule a séduit 53% des français pour un taux de participation record lors de l’élection présidentielle de 2005. Si je comprends aisément pourquoi les personnes qui ont du mal à boucler les fins de mois souhaitent gagner plus quitte à travailler plus, j’ai du mal à comprendre pourquoi un nombre incalculable de personnes souhaitent gagner plus pour uniquement dans le but de… Gagner plus. A chacun sa philosophie.

A une époque, être surfeur pouvait se traduire par vivre d’amour du surf et d’eau fraîche. Aujourd’hui le surfeur fait partie intégrante de la société. Comme tous les autres citoyens, il doit se nourrir, se loger, se chauffer, s’habiller, … A la différence des autres, il pratique en plus son activité favorite au bord de la mer, de l’océan (en attendant la démocratisation des vagues artificielles). Cela implique de travailler, se loger, vivre tout simplement sur le littoral. Une situation parfois très problématique et un véritable casse tête financier.

Laird HAMILTON ne sort jamais sans son amex. Et vous ?


Se Loger

Habiter à proximité de l’océan. Chose indispensable pour pratiquer le surf régulièrement. Pourtant, ce choix démographique est de plus en plus inaccessible. Les prix s’envolent dans les communes du littoral et malgré une légère baisse des prix, et des taux d’intérêt historiquement bas fin 2010 (moins de 3%), les prix de l’immobilier restent très élevés. Les français ont souhaité souscrire à la « France des propriétaires » vantée par le Président de la République. Sur la marché de l’offre et de la demande, il est donc logique que les prix s’envolent ou restent élevés. A forte demande, prix élevés.

Devenir propriétaire à tout prix ! La logique devient absurde lorsqu’il s’agit de s’endetter sur 30 ou 40 ans, à des taux d’intérêt élevés et lorsque le taux d’endettement avoisine ou dépasse les 40%. Absurde également lorsqu’il s’agit de s’éloigner de plus en plus de son travail pour devenir propriétaire. Propriétaire à tout prix ! Une expression qui traduit une volonté pas toujours bien réfléchie.

Vue sur son spot : a quel prix ?

Si devenir propriétaire est le signe d’une réussite sociale incontestable, tout du moins en apparence, il ne s’agit pourtant pas de se précipiter. D’autant que réaliser un prêt immobilier coûte cher et s’accumule au prix déjà élevé du logement que vous achetez.

Voici pour exemple, une simulation effectuée sur le site meilleurtaux.com/ pour un appartement T3 dans l’ancien(*) :
(*) Ce type de bien correspond à ce qu’il était possible de trouver à 10 minutes des plages de la côte basque, fin 2010. Faites à votre tour une simulation pour votre région.

  • Superficie : 65m2
  • Prix : 180 000 €
  • Travaux à réaliser : 7000 €
  • Frais de notaire : 12 261 € (simulation meilleurtaux.com)
  • Apport personnel : 5000 € (un apport même modeste est indispensable pour acheter)

Le montant total de l’emprunt s’élève donc à : (180 000 + 7000 + 12 261) – (5000) = 197.261 €. Attention cependant, car en plus de ce prix « de base », il faut y ajouter le coût du crédit et de l’assurance du ou des emprunteurs. Un coût conditionné par les taux d’intérêt en vigueur bien entendu, mais surtout par la durée de votre emprunt. Plus vous empruntez sur une longue période et plus votre crédit vous coûtera.

Coût total du crédit (simulation meilleurtaux.com):

  • Sur 15 ans (taux d’intérêt 3,30% + assurance 0,36%) = 62 936,30 €. Mensualités : 1 349,65 €.
  • Sur 20 ans (taux d’intérêt 4,00% + assurance 0,36%) = 121.231,89 €. Mensualités : 1 135,30 €.
  • Sur 30 ans (taux d’intérêt 4,25% + assurance 0,36%) = 158.217,05 €. Mensualités : 939,49 €.

Autant dire que sur 30 ans et dans ces conditions, le prix de votre appartement vous revient presque au double de son prix initial.

Et si l’on parlait de la France des locataires ?

Alors que certains sont prêts à se saigner pour devenir propriétaire, il est parfois plus judicieux de rester locataire, au moins dans un premier temps. Le marché de l’immobilier n’est pas des plus favorables pour les acheteurs et il vaut mieux être un locataire heureux qu’un propriétaire malheureux. Et surtout prendre son temps avant d’acheter. L’avantage d’être locataire et que l’on s’engage à court terme (résiliation avec préavis). On peut facilement habiter à moins de 2 minutes de son spot sans être multimillionnaire et profiter de cette proximité pour surfer plus souvent.

Il est pourtant là encore de plus en plus difficile d’être locataire aux abords du littoral. Loyers en hausse, et propriétaires qui préfèrent que leurs logements restent inoccupés à l’année histoire de les louer à prix d’or durant l’été. Pourtant, la France n’est pas épargnée par la crise du logement et il serait judicieux que les politiques et les propriétaires de logements inoccupés fassent des efforts pour ouvrir leurs portes à des résidents à l’année. L’appât du gain est là encore plus fort que la raison.

Quelle solution adopter ?

Devenir propriétaire reste une opération bénéfique (préparation de la retraite, éducation des enfants, …) mais à condition de ne pas s’endetter sur de trop nombreuses années (idéalement 15/20 ans maximum). Ne vous éloignez pas trop de vos centres d’intérêt et du surf (idéalement 5km, 15 km grand maximum). Négociez les prix. Prenez votre temps et pendant que vous payez un loyer, tentez d’augmenter votre apport, même un peu. Le banquier sera heureux de voir que vous avez fait un effort d’épargne.

Prenez votre temps, visitez plusieurs biens avant de prendre votre décision. Inutile de vouloir signer dans la seconde, surtout si vous êtes au début de vos recherches, c’est le meilleur moyen d’en prendre pour 25 ans en risquant d’être déçu. Enfin, si les circuits parallèles tels que les sites leboncoin.fr ou pap.fr permettent d’acheter des biens sans frais d’agence, un agent immobilier vous accompagnera dans toutes vos démarches, ce qui peut s’avérer très utile.

A lire

Libération : La France des propriétaires, un mirage qui piège les plus pauvres


Les Transports

Je n’arrive toujours pas à comprendre le besoin qu’à l’être humain de posséder un véhicule démesuré pour aller d’un point A à un point B. Démesuré et dorénavant à 4 roues motrices. Sachant que nos villes ne sont pas extensibles, qu’il y a de plus en plus de monde, que le prix de l’énergie s’envole sans cesse, et que nos routes sont bitumées, … Pourtant, les 4×4 et autres gros véhicules ont envahis nos villes. Immatriculées en 64, 33, 31, 75, 92, … ces véhicules roulent principalement en ville, favorisant la pollution et l’encombrement, et faisant au passage la joie des entreprises pétrolières comme TOTAL dont le bénéfice 2010 a augmenté de 32% (le figaro). Une manne financière qui ne bénéficie pas à la France et aux français « grâce » au fameux bouclier fiscal.

Une consommation des produits pétroliers en hausse et donc une pollution atmosphérique également en hausse. Pour tenter de dissimuler ce problème, les constructeurs mettent le paquet sur les publicités dans lesquelles on voit des animaux, la jungle, des cyclistes, …

La Nature et les sports de glisse utilisés pour nous vendre des véhicules pourtant très polluants…



La face cachée de ces gros véhicules, hormis les problèmes de pollution, sont liés aux coûts de maintenance : réparations et pièces détachées hors de prix.

Si votre budget est limité (et quoiqu’il en soit si vous êtes un fervent défenseur de l’environnement), repliez-vous sur des véhicules plus petits et pourtant très confortables. Pour le même prix, vous pourrez également vous acheter un scooter (un 80cm3 suffit largement). Et pour les plus courageux, checkez les spots à vélo, c’est gratuit et cela vous permettra de travailler votre condition physique.

Différents comportements… Différents impacts environnementaux…





Les transports en commun se développent, s’améliorent, profitez-en ! C’est une économie très importante pour votre portefeuille. Pour les déplacements innaccessibles en transports en commun, recourez au covoiturage (exemple du site allosurf).

Le transport est lié à votre logement

Il y a un lien direct entre votre budget transport et votre lieu d’habitation. Plus vous habitez loin de vos centres d’intérêts, et plus vous dépenserez d’argent dans les transports. Et cela n’induit pas uniquement le carburant car plus vous utilisez un véhicule et plus il se détériore. Vous avez donc tout intérêt à habiter le plus près possible de votre spot de surf habituel.


Le Travail

Avec la crise financière, dégoter un job n’est pas facile. Quand une place se libère, on réussira à vous reprocher d’être soit trop vieux, soit trop inexpérimenté, et toujours de réclamer trop d’argent… Certains surfeurs se laissent alors aller et préfèrent surfer quand ils le souhaitent quitte à devenir chômeur de longue durée ou à bénéficier du seul RSA. Si vous êtes dans cette situation, bien entendu continuez de surfer autant que vous le pouvez, mais chercher activement du travail. Postulez à un maximum d’offres d’emplois, même si vous ne correspondez pas exactement au profil. Des refus et des échecs, il y en aura certainement, mais dites vous bien que cela arrive à tout demandeur d’emploi.

Malheureusement, les entreprises du surf ne peuvent employer tous les surfeurs. Et travailler dans le surf-business ne veut pas dire surfer à tout va. N’oubliez pas qu’on vous emploi avant tout pour travailler. Quoiqu’il en soit, c’est un bon moyen de partager des bons plans et de faire connaissance avec des collègues de travail qui pourront devenir des collègues de sessions surf. Et donc un bon moyen de trouver de la motivation pour aller surfer par tous les temps, toute l’année.

Si vous voulez travailler et surfer, la meilleure solution reste bien entendu de dégoter un job près de l’océan. C’est bien plus difficile que de bosser dans la capitale ou dans d’autres grandes villes, mais le jeu en vaut souvent la chandelle, à condition de ne pas être trop gourmand sur le salaire. Sur la côte, il faut oublier l’expression « gagner plus » et résonner en terme de qualité de vie. Pas question cependant de vivre dans le besoin, mais dites vous que si vous ne pouvez pas vous payer des vacances à l’étranger, c’est le monde entier qui viendra vous rendre visite.

Par chance, la France Métropolitaine (si c’est le lieu qui vous attire) offre 5500 kilomètres de littoral. Si certaines régions ne sont pas vraiment propices au surf, le surf ne se concentre pas uniquement au Pays Basque ou aux Landes. D’autant que dans ces deux régions, les prix de l’immobilier sont élevés et il est parfois difficile de trouver un job dans son domaine. Malgré tout, si c’est vraiment là que vous souhaitez vous installer, tentez votre chance. D’autres régions possèdent également des atouts, comme la Bretagne. Il n’est d’ailleurs pas rare que les surfeurs bretons profitent de conditions parfaites pendant que les surfeurs du sud-ouest surfent.. sur Internet (en attendant une vraie session).

Enfin, et même si ce dossier se concentre principalement sur l’hexagone, sachez qu’il existe des possibilités de faire cohabiter sa vie professionnelle et son quotidien de surfeur à l’étranger ou dans les Dom Tom. Soyez tout de même prêt mentalement à gérer l’éloignement de votre quotidien actuel (famille, amis, …). Et bien entendu, informez-vous sur votre destination avant de partir car s’installer à Saint-Denis de la Réunion par exemple n’est pas le meilleur endroit pour un surfeur (éloignement des spots, embouteillages, …).

Habiter dans des endroits magiques, ne rime pas forcément avec surfer à longueur de temps (Saint Leu : Réunion)


L’alimentation

Paradoxalement, et alors que le coût de l’énergie grimpe sans cesse, bien s’alimenter et surtout s’alimenter en produits locaux coûte plus cher que consommer des produits venus de l’autre bout du monde. Des pays qui exploitent une main d’oeuvre pas cher et dont les normes environnementales sont moins strictes.

Second paradoxe, l’humanité apportent de moins en moins d’importance à son alimentation, préférant dépenser son argent dans d’autres biens de consommation. Est-ce important de changer de téléphone portable tous les deux mois ? A en écouter certains ce serait vital.

Premiers prix, produits discounts, le « pas cher » s’est démocratisé. Les gens n’ayant pas les moyens financiers d’acheter autre chose n’ont malheureusement pas le choix, mais les gens ayant le choix s’y engouffrent également. Pourtant, comme le nom de l’émission sur CuisineTV, Tu es ce que tu manges. Notre corps et notre santé n’ont pas de prix, et il serait temps de privilégier une alimentation saine, dont la fabrication préserve notre environnement.

Choix de prédilection, le bio, identifiable au sigle AB (Agriculture Biologique) par exemple. Et ne croyez pas que ce type d’aliments est réservé aux riches. Ainsi le discounter Leader Price par exemple, propose une large gamme de produits écologiques (produits bio chez leader price). Les grandes surfaces s’y sont mises depuis longtemps, sans oublier des promotions fréquentes dans les magasins spécialisés (biocoop, La vie claire, …).

Ne perdez pas de vue que favoriser l’agriculture biologique permet de favoriser la bonne qualité des eaux de baignade. Une eau dans laquelle vous vous glissez pour surfer.


L’équipement

Les produits neufs

Si l’accès aux plages et aux vagues en France est « normalement » gratuit, le surfeur a tout de même besoin d’un équipement adéquat. Au minimum des palmes, pour bodysurfer, au maximum un quiver de plusieurs planches, des combinaisons, lycras et j’en passe.

Les soldes font de moins en mois rêver, mais sachez qu’il existe d’autres moyens de se procurer du matériel de qualité à moindre frais.

Les braderies, tout d’abord. Organisées à Pâques depuis plusieurs années, ces ventes au déballage qui se déroulent entre Saint Jean de Luz et Hossegor, sont la porte ouverte aux bonnes affaires. Elles attirent des dizaines de milliers de consommateurs venus principalement de France et d’Espagne. Il vous faudra parfois vous armer de patience pour pouvoir accéder aux entrepôts dans lesquels sont exposés les marchandises. Vous y trouverez de tout et même parfois n’importe quoi. Surfwear et produits techniques dont combinaisons. Quelques planches, des housses, des leashs, chaussons, … Des produits vendus à des prix défiants toute concurrence. Un véritable paradis pour les consommateurs et bien moins pour les consomm-acteurs (consommateurs privilégiant les achats éco responsables).

Si vous détestez la foule ou que vous n’êtes pas disponibles durant la période des braderies, sachez que les magasins d’usine de la zone de Soorts-Hossegor (40) sont ouverts toute l’année et offrent un bon choix sur les anciennes collections (là encore les invendus des années précédentes).

Il est également possible de dégoter des produits neufs et moins chers, sur Internet. Pas de véritable règle, il s’agit d’être à l’affût.

Les produits d’occasion

Le surf existe depuis suffisamment longtemps pour posséder son réseau de produits d’occasion. Les surfshops vous proposeront par exemple des planches d’occasion. Soyez tout de même attentif aux défauts, aux chocs qu’a pu subir la planche.

Internet, grâce essentiellement au site de vente aux enchères ebay. Combinaisons, planches et autres équipements. Le site possède des milliers d’annonces mais vous avez largement intérêt à faire confiance au vendeur. Dans ce genre d’achat, il vaut mieux choisir une remise en main propre qui vous permettra de vérifier le matériel avant de le payer.


Conclusion

« L’argent ne fait pas le bonheur ». Certains préfèreraient-ils la quête de l’argent à la quête du bonheur ? Une quête le plus souvent incompatible avec la quête des vagues. Si un minimum d’argent est obligatoire pour se nourrir, s’habiller, se divertir et tout simplement vivre correctement, le meilleur moyen d’économiser est de ne pas tomber dans les travers de la société de consommation. Car les produits dont on vous vante les mérites ne sont pas toujours les meilleurs pour votre santé et sont toujours les plus chers. Vivez intelligemment, sachez vous faire plaisir et vous vous rendrez compte que posséder dans le seul but de posséder ne procure que des frustrations. Et devient de plus en plus incompatible avec une planète vivable pour tous.

Le surfeur est un citoyen et un consommateur. Deux facettes parfois contradictoires. Il veut acheter moins cher et en même temps évoluer dans un environnement préservé. Il s’agit pourtant de faire les bons choix, pour sa santé, pour son plaisir et pour l’environnement. J’allais ajouter également pour la société toute entière. Eviter de courir sans cesse après l’argent, savoir partager les richesses. Des valeurs qui me semblent proches de l’essence même du surf.

La société se transforme et le surf en passe de devenir un sport de privilégiés. Le sport des rois, à l’origine, mais également de tout un peuple. Il faut espérer que les choses changent et que des décisions politiques viennent aider les populations à se loger, à travailler aux abords des spots de surf, lieux de surenchères immobilières.

Un mot enfin sur la Surf Thérapie, mise en avant en France par le docteur et surfeur Biarrot Guillaume BARRUCQ, et dont j’ai détourné la couverture. Le surf n’est plus perçu comme un simple loisir mais comme un véritable art de vivre, bénéfique pour la santé. J’ajouterai que le surf permet de créer des liens sociaux et des échanges culturels forts que la société d’hyper consommation tente de rompre. En France, le Front National perce (Marine Le Pen, une cote troublante), la société se divise, la peur s’installe. Encore plus incroyable, certains surfeurs adhèrent à ces idées égoïstes et individualistes. Il est temps que les médias surf prennent position sur ces questions, car le surf est fait d’échanges et de partages. Si cela continue, il aura ceux qui feront des sessions de rêve, pendant que d’autres ne rêveront que d’une simple session.

1 comment to Surf T’iras Pas : se ruiner au contact de l’océan

  • belenus

    bonjour et bravo
    joli thèse super réaliste clair
    précis et ouvert a tous ,j’ avoue
    bien m’ y retrouver ,issue de famille
    précaire et n’ étant jusqu’ à ce jour pas un nanti
    fan de surf depuis tout jeune, je n’ ai toujours
    pas mis le pieds sur une planche de surf
    ironique « non »,loin de la mer en plus , dommage
    merci en tout cas pour tout ces rensignements
    bye bye

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