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Les GES au Coeur de l’Etiquette Energie
Maîtriser ses émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) c’est agir contre les dérèglements climatiques afin de garantir aux générations futures (nos enfants et petits enfants en l’occurrence) et aux populations souvent pauvres des régions exposées aux changements, une planète vivable.
En plus de l’effet de serre, la planète est exposée aux pollutions marines, à la diminution de sa biodiversité, à la disparition de nombreuses espèces animales et végétales. Notre étiquette énergie ne s’intéresse pas à ces cas mais uniquement aux émissions de GES. En outre, ces autres problèmes sont abordés le plus souvent possible dans un bilan environnemental.
Les GES
Les GES ou Gaz à Effet de Serre existent à l’état naturel et entrent dans un cycle qui rend, toujours à l’état naturel, le climat stable. Parmi les GES on peut citer :
- L’eau H2O sous forme de vapeur : ce gaz présent en grande quantité dans l’atmosphère (dans sa couche basse) est régulé par le cycle de l’eau.
- Le gaz carbonique CO2 : il est présent dans l’atmosphère et cette concentration diminue naturellement grâce par exemple à la photosynthèse.
- Le méthane
- …
Il existe également des GES non présents de manière naturelle dans l’atmosphère et apporté par les rejets industriels.
Le problème aujourd’hui, c’est que l’Homme a apporté des quantités de GES dans l’atmosphère qui ne peuvent être suffisamment absorbés. La teneur de ces gaz augmente ce qui entraîne le réchauffement global du climat.
Quelques exemples
Pourquoi le train en France possède-t-il une classe B (émissions très faibles) alors qu’un avion possède une classe G (émissions très fortes) dans notre classement ?
Il faut savoir que le train est électrique. En France, l’électricité est fabriquée majoritairement par les centrales nucléaire qui rejettent dans l’atmosphère de la vapeur d’eau. Cette vapeur d’eau étant extrêmement présente dans l’atmosphère à l’état naturel, le rejet des centrales nucléaires n’est donc absolument pas significatif en terme de rejets de GES. Notre étiquette énergie ne prend pas en compte d’autres aspects qui ne sont pas liés aux rejets de ces gaz comme le recyclage des matières radioactives.
L’avion quant à lui utilise du carburant de type pétrole (kérosène). En brulant ce carburant, l’avion rejette du CO2. Cette action modifie ici de manière significative la quantité de ce gaz dans l’atmosphère. De plus, les avions rejettent de la vapeur d’eau dans les hautes couches de l’atmosphère. Dans ce cas, cette vapeur d’eau aura le même effet que le CO2 car dans ces hautes couches, l’eau n’est pas très présente à l’état naturel.
Les émissions en amont et en aval
Un 4×4 rejette-il plus de CO2 qu’une vieille voiture ? A en croire la fumée noire qui en sort du pot d’échappement de certains vieux véhicules, on peut se le demander. D’ailleurs l’argument fait souvent le bonheur des adeptes des gros véhicules.
Et pourtant, en plus d’être totalement inadaptés à la vie urbaine, les 4×4 sont bels et bien plus polluants que les vieux véhicules, beaucoup plus légers et moins cylindrés. En effet, personne ne pourra le nier, un 4×4 nécessite plus de carburants pour remplir son réservoir qu’un plus petit véhicule de par sa consommation élevée. Ce carburant est amené par bateaux.
Vous l’aurez compris : plus il y a de 4×4 et plus il faut de bateaux pour approvisionner ces « fabuleux » engins. Les 4×4 contribuent donc à l’augmentation du trafic maritime et donc à la pollution atmosphérique mais également maritime. Sans compter que plus il y a de super-pétroliers qui circulent et plus la probabilité d’une marée noire augmente.
Un surfeur qui roule en 4×4 et qui défend l’environnement a donc oublié que sa propre action tend à favoriser diverses pollutions et la probabilité plus importante de marée noire. A méditer… Sans oublier l’augmentation du prix global du pétrole et donc l’affaiblissement des populations pauvres.
La taxe carbone au cœur du débat
Le protocole de Kyoto ratifié en 1992 par 172 pays à l’exception notable des U.S.A., propose un calendrier de réduction des émissions de GES. La France, « aidée » par la délocalisation de nombreuses entreprises polluantes, est en accord avec ce calendrier, et ce malgré une dépendance de plus en plus forte aux énergies fossiles (surtout pétrole). L’apparition de gros véhicules individuels sur nos routes (dont 4×4) est la preuve que si des efforts sont réalisés d’un côté, ils sont souvent éradiqués par d’autres facteurs de développement.
Pour mettre tout le monde d’accord, une taxe carbone est instaurée avec le principe du pollueur payeur. Quelqu’un qui dégage plus de GES, paiera plus, et inversement. De quoi rapprocher l’Homme de l’environnement en s’attaquant à son portefeuille puisqu’il ne semble pas être concerné de manière « naturelle ».
A noter que cette taxe, plus justement appelée contribution, touche aussi bien les entreprises que les particuliers.


