A propos du sponsoring….
Le surf a subi une croissance incroyable en à peine deux décennies passant de l’état de contreculture souvent perçue comme marginale, à l’état de mode interplanétaire.
Le surf s’affiche partout. Au journal de 13h, au journal de 20h, à Capital sur M6, à Thalassa, … Avec plus ou moins de qualité. Et puisque le concept séduit, il est devenu le partenaire privilégié de nombreux publicitaires. Tout y passe, que ce soit les assurances, les banques, les boissons, les dentifrices, cartes de crédit, véhicules, et j’en passe.
Le surf a su lui-même s’associer à certains de ces produits.
Insidieusement, le surfeur tout comme le citoyen lambda souhaitant vivre une vie de surfeur, se retrouve à consommer des produits qui n’ont fait qu’utiliser l’image du surf et qui ne traduisent en rien une quelconque appartenance à cette grande communauté. Ce n’est pas parce que le King Kelly boit une bière dans un tube, qu’il faut faire de même pour vivre sa vie de surfeur. Il est d’ailleurs le premier à dire qu’il vaut mieux prendre un peu de recul face aux messages publicitaires.

Si on se réfère aux entités qui gèrent le surf et son image, un « vrai » surfeur doit boire des boissons énergisantes ou encore conduire une énorme voiture démesurée type char d’assaut pour faire les quelques kilomètres qui le séparent de son spot.
Tout l’inverse de ce que je pense. Et j’imagine ne pas être le seul au vu de ce que je peux lire ou entendre.
Parmi les différents courants et différentes vagues qui bercent les surfeurs, je préfère le choix d’une consommation raisonnée et en accord avec le sport que l’on pratique. Manger sainement, protéger l’environnement, ne pas surconsommer inutilement, … Un discours à contrecourant de notre société d’hyper consommation en corrélation avec l’image de contreculture qui a donné un sens particulier au surf.
Un exemple ?
Si le 4×4 était synonyme d’évasion dans les années 70-80, aujourd’hui le symbole tient plus du signe extérieur de richesse qu’autre chose. Le véhicule est polluant et gourmand en carburant. Cela favorise la spéculation pétrolière, l’augmentation du trafic maritime (plus de demande en pétrole donc plus de pétroliers) et donc favorise les pollutions atmosphériques et maritimes. On touche à l’océan. A l’essence même du surf.
Pourtant, nombreux sont les médias surf, les évènements surf et les surfeurs pro à vanter les mérites de ce genre de véhicules.
C’est un des paradoxes du surf moderne. Souhaiter une planète propre et ne pas agir véritablement dans ce sens.
Une autre façon de sponsoriser
Avec Surfin’Gulls, je prône une autre façon de surfer. Et si on veut bien y lire entre les lignes, une façon différente de vivre notre relation avec la société de consommation.
Cette autre façon de surfer ne remet pas tout en question. Il s’agit de prendre un peu recul et de redéfinir certaines valeurs.

Ne vous fiez pas à tout ce que vous raconte la publicité. Effet prouvé ! Bonheur garanti ! Des slogans qui sont vendeurs mais qui sont le plus souvent faux. Détachez-vous de ces messages et naviguez selon vos envies.
Il s’agit juste de consommer autrement, ne pas hésiter à dépenser de l’argent si vous en avez envie et pas parce qu’on vous l’a demandé.
Surfin’Gulls et la publicité
Je ne suis absolument pas contre la publicité mais je suis pour une publicité choisie et non subie. Pas d’annonces aléatoires. Il m’arrive de diffuser des annonces pour des évènements, des campagnes pour des associations, …. Le plus souvent gratuitement. Et je préfère consacrer un article sur un produit que j’apprécie et qui possède une réelle valeur ajoutée que de mettre un encart qui ne signifie pas grand-chose.
J’espère au moins avoir attiré votre attention avec mes publicités détournées.
Bon surf !
Cédric, 2 août 2011


